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Les « Baby boomers » planifient leur retrait du marché du travail, en même temps que de la Ville et de la Banlieue. Ce phénomène, identifié depuis un certain temps par le regain de demande pour des unités de petite taille (pieds à terre) dans les centre villes et les résidences secondaires, rêve de la plupart des « BB's », se transforme depuis quelques années par la recherche d'une nouvelle résidence pouvant être une fusion des deux. Le coût de plus en plus élevé des condos dans les centre villes résultat d'une hausse fulgurante de la demande, la raréfaction des sites disponibles en villégiature et leur coût de plus en plus inabordables, privilégient la recherche d'habitations en copropriété dans les milieux urbains semi ruraux situés à une proximité raisonnable des grands centres urbains et reliés à ceux-ci par des liens autoroutiers importants. Les « BB's » en effet ne veulent plus supporter les tracas de l'entretien d'une résidence / terrain conventionnelle de ville ou de banlieue, n'ont souvent pas les moyens de supporter le coût de 2 résidences, et veulent à la fois profiter d'un cadre champêtre, et des services (loisirs, restauration, spectacles, etc…) qu'on retrouve dans un milieu urbain. La solution pour ceux-ci, est donc l'acquisition d'unités de copropriété sur de nouveaux sites, leur permettant à des coûts raisonnables d'avoir un grand espace de vie et l'accès facile à toutes ces commodités. Les sites tout trouvés pour ce faire sont les centre ville désaffectés des municipalités semi-rurales. En effet, les grands mouvements migratoires de ces mêmes « BB's » dans les années '70 ont complètement vidés la plupart de ces centres, y laissant un bâti de qualité et des espaces disponibles pour de nouvelles constructions, disponibles à des prix alléchants pour les promoteurs immobiliers. Le résultat, est donc de permettre la mise en marché d'unités résidentielles en copropriété à des prix abordables sur ces sites. Sans nul doute, cette nouvelle tendance aura pour effet dans quelques années de favoriser une hausse importante des valeurs immobilières dans ces secteurs, produisant donc de nouvelles tendances en matière d'aménagement urbain. Entre temps, cette nouvelle population transportera avec elle ses habitudes et ses besoins. Par ailleurs, ces « BB's », première grande vague de jeunes retraités à l'aise financièrement et dont l'espérance de vie est chaque jour allongée, s'attaquent souvent à une deuxième « carrière » plus représentative de leurs goûts et capacités, souvent axée sur des activités de nature culturelles ou ludiques. Ils seront donc parmi les premiers à occuper un tout nouveau créneau commercial dont les normes ne seront plus entièrement axés sur le profit, ce qui aura pour effet de favoriser rapidement l'éclosion d'une foule de commerces de détails et de services, qui à leur tour changeront radicalement le visage actuel de ces centres urbains. On peut imaginer que l'impact quantitatif de ces nouveaux retraités aura un effet sur la nature des événement à caractère culturels en demande dans ces centres, leur redonnant un caractère attirant pour une population plus jeune, qui verra ainsi une capacité de retour au bercail, ce phénomène attirant de la même façon un nouveau type d'industries axées sur la connaissance. On note déjà cette tendance en Europe, et aux États Unis, un exemple manifeste en est la spectaculaire repopulation de l'état du Vermont et son évolution depuis 10 ans. On peut aussi voir cette tendance s'exprimer autour de l'agglomération urbaine de Québec, particulièrement sur sa rive sud. Ainsi débute le nouveau mouvement migratoire de ce millénaire.
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