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Au moment de faire l’acquisition d’une résidence neuve il est impératif de s’attarder aux méthodes d’insonorisation retenues par le constructeur pour garantir un niveau de transmission de son qui répond aux normes imposées par le Code du Bâtiment. En effet depuis le remaniement du Code du Bâtiment en 1995, de nouvelles normes plus strictes en matière d’insonorisation sont en vigueurs, si bien que toutes les constructions neuves doivent aujourd’hui couper un niveau de son jusqu’à 55 décibels, un standard très élevé. Au-delà des normes, un travail de planification est essentiel pour garantir un contrôle optimal du son et ainsi assurer une parfaite intimité aux copropriétaires et aux locataires. Pour ce faire, une bonne compréhension des divers types de son s’impose. Le son se définit par un effet de vibrations rapides (fréquences) qui se propagent dans les milieux matériels. Dans l’environnement résidentiel on note des sons aigus (voix, télévision, musique, etc) et des sons graves (objets qui tombent, bruits de pas, etc), ces deux types de son ont des caractéristiques de transmission différentes. Ainsi les hautes fréquences sont généralement produites à l’horizontal et se déplacent particulièrement bien à travers les matériaux denses (béton, vitre, plâtre, etc), le contrôle des sons aigus se fait donc par des matériaux mous qui absorbent et coupent la progression des vibrations (caoutchouc, mousse, etc). Les murs mitoyens bien insonorisés présentent un entre mur (cloison double) permettant l’insertion de matériaux d’insonorisation. Finalement les basses fréquences voyagent bien vers le bas et seront bien contrôlés par une masse de plancher suffisante pour atténuer les vibrations et empêcher leur transmission mécanique. Le béton, insonorisant? Bien qu’une quantité suffisante de béton peut être efficace pour absorber les basses fréquences, ce matériau est un bien mauvais insonorisant. En effet sa grande densité le rend conducteur de hautes fréquences. Un revêtement de plancher de béton permettra d’atténuer les bruits de pas mais d’autres matériaux plus absorbants seront nécessaires pour arriver à un contrôle des divers types de sons. Finalement une étude de chaque construction est primordiale pour déterminer la combinaison de matériaux appropriés. La rénovation de bâtiments anciens pose une problématique supplémentaire puisque la structure d’origine doit souvent être maintenue et celle-ci constitue un point faible susceptible de conduire le son. De plus la nature des mouvements de structure à travers les années est susceptible de créer des failles dans le système d’insonorisation. Une bonne compréhension des particularités du bâtiment permettra à l’ingénieur en son de créer la combinaison parfaite de matériaux pour assurer une insonorisation efficace et durable. |
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